Jour 6 – Départ des porteurs

Carnet de bord – Evrard

On s’est réveillés ce matin à 6h30. Dans la nuit on a entendu les anoas qui gambadaient. Nous avons pris notre premier petit déjeuner de flocons d’avoines agrémentés de framboises et de fraises. Pour nous c’était très bon, pour Jamil c’était la lutte, ça lui a donné envie de vomir direct.

On a répartit à nouveau tout ce que les porteurs portaient jusque là. Ca n’était pas une mince affaire parce qu’on a vraiment beaucoup trop de choses, on a des sacs énormes, on doit se faire aider à chaque fois qu’on doit les mettre sur le dos. On est donc partis à 9h30. 

On a attaqué la descente du côté versant et on a atteint la rivière 1h30 après. Le chemin n’était pas des plus simples. Il a fallu comme d’habitude, tailler à la machette sur notre passage, dans la boue, avec les sangsues, les trucs qui piquent, les arbres morts qui craquent quand on marche dessus, la glaise, enfin bref, entre tout, c’était compliqué avec des sacs de 30 ou 35kg ! 

On était donc très contents d’arriver à la rivière, qui était très belle avec des petites vasques, des petites cascades. Et puis de là on a attaqué la descente de cette rivière qui devait nous donner accès à toute la plaine. Le début de la descente était plus simple, parce que c’était plein de concrétions calcaires qui adhéraient plutôt bien. Mais le dernier kilomètre a été abominable, parce que tout glisse énormément, y’a plein de mousses trempées, rien ne tient. Donc on s’est fait plus ou moins mal, et puis surtout on s’est fait un peu peur tout le long à ne pas savoir si on allait tenir debout ou tomber sur le côté. C’est épuisant, parce qu’il faut se retenir tout le temps en équilibre. 

On a pris un déjeuner vers 13h30 et on est partis à 14h30. On s’est dit qu’on allait se donner 3h avant d’atteindre le prochain camp. Personnellement je n’ai pas vu passer ces 3h, j’ai eu l’impression que ça allait hyper vite. On n’est pas allés très loin. Tout le monde ne va pas à la même vitesse et le terrain est super compliqué. 

On vient de se poser au bord de la rivière et on s’est taillés un petit espace pour nos deux tentes et le hamac de Ime. C’est un peu moins cool que les autres campements parce qu’on est dans la boue. 

On est tellement sous la forêt qu’on arrive pas à envoyer le message du point de positionnement GPS pour dire que tout va bien. 

Demain je pense, que si on avance un peu dans ce terrain compliqué pendant une demie journée, on devrait arriver à une confluence avec un autre gros cours d’eau. 

J’espère qu’à partir de là on pourra monter sur les packrafts ce qui serait super pour pouvoir lâcher les sacs !

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