Jour 17 – Arrivée !

Le plan était de se séparer en deux, une équipe à pied en direction des 4×4, l’autre en packraft sur la rivière. On a préparé nos affaires, Antoine et moi avons packé les bateaux, on a pris quelques affaires pour qu’ils n’aient pas tout à porter et on a attaqué la descente à 8h.

Aurevoirs rapides à tout le monde, ils étaient assez contents de nous avoir vu passer parce que c’est rare qu’ils aient du monde, voir exceptionnel. Il nous a rappelé que si on voulait revenir il fallait qu’on ait les autorisations classiques. 

On a attaqué la descente, ils nous avaient bien dit hier qu’il y avait quelques rapides très dangereux, et “many crocodiles” dans la deuxième partie de la descente. Ils avaient l’air tous extrêmement inquiets pour nous. On est partis pas totalement sereins non plus, tu ne sais pas du tout dans quoi tu te lances, tu te dis juste que ça ne doit pas être si compliqué que ça sinon les pirogues ne pourraient jamais monter. 

On a attaqué notre descente, ça allait, et 10-15mn après on est arrivés à un coup d’accélération de la rivière, car elle se resserrait fort, il y avait beaucoup de turbulences partout, des drossages, des rappels, des tas de tourbillons, c’était assez déstabilisant. Ca bougeait quand même pas mal, parce qu’à partir de là il y avait beaucoup d’eau. Donc on a fait deux portages pour éviter le gros des rapides. C’est des trucs qui se naviguent sans trop de problème mais il ne faut pas se planter parce que si tu te places pas au bon endroit, tu te retrouves rabattu dans la cascade et tu te mets à tourner en boucle sans rien faire. Comme on n’est pas nombreux et qu’il n’y a pas d’équipe de sécurité, on n’a pas voulu prendre de risque, on a fait le tour, on a marché. Ca nous a un peu fatigué parce que c’est galère de porter les bateaux, mais c’était plus safe. 

On a fait quand même quelques voies rapides, ça secouait pas mal, ça faisait rebondir, avec des méga vagues, c’était assez sympa. 

La descente après ces rapides, a été assez rapide justement, on allait à 8-9km/h sur l’eau, et le GPS nous a indiqué qu’on était à 6.5km/h de moyenne en comptant les portages. En 3h30 on avait déjà fait 20km, un peu plus de la moitié. 

On est arrivés sur un autre très gros rapide, où nous avons fait un troisième portage. C’est une zone de portage parce qu’il y a un chemin à côté, et même un petit cabanon. 

C’était très zen sur la suite, on s’est laissé un peu porter peinards. On a vu quelques coupeurs de bois illégaux, quelques campements apparaissaient à gauche et à droite de la rivière. 

Puis, miracle ! On a retrouvé un bateau. On en a retrouvé deux sur les trois qui avaient disparu. C’était plutôt la joie de retrouver ça. On a aussi retrouvé un gilet de sauvetage qui flottait. Dans le bateau on a retrouvé un sac à dos aussi. Il nous manque plus que quelques casques, quelques sacs, quelques chaussures mais elles sont tellement défoncées à la fin de cette expé qu’elles n’auraient, de toute façon, plus beaucoup servi. On va faire l’inventaire aujourd’hui. 

On était très heureux de retrouver ce bateau, c’était une magnifique journée. On est arrivés à Assera juste un peu avant 14h, bien avant les autres. On a été accueillis par deux jeunes qui nous regardaient tout plier, et par le capitaine qu’on avait croisé sur le campement “dua”, et son piroguier qu’on avait retrouvé au camp 1 et qui était parti en moto le matin. C’était bizarre parce que c’était un peu comme si on était suivi partout. Ils étaient contents de nous voir, ils nous prenaient en photo. Le mec est resté tout l’après-midi avec nous en attendant que le reste de l’équipe arrive. On en a profité pour se faire un bon repas au poisson grillé et prendre un thé glacé, c’était très chouette. 

Il s’est mis à pleuvoir assez fort et les gars sont arrivés vers 17h. On a payé, et on est partis. On a mis un peu de temps à décoller parce qu’on s’arrêtait tous les 500m pour faire une prière, déposer quelqu’un, ramasser des trucs, acheter des fruits. On était malades sur la route, on s’est assoupis. Le gars conduisait assez mal. On est arrivés un peu après 21h à l’hôtel et on s’est installés. On a dit au revoir à tout le monde, ils nous ont ramené quelques sacs, mais on a laissé les sacs qui sentaient mauvais et qui étaient trempés dans les 4×4 parce qu’on va aller les nettoyer, les trier etc. pour qu’on soit sûrs de tout retrouver. Et histoire que je ne reparte pas avec un matos sale et que je doive tout nettoyer tout seul. 

C’est le dernier message vocal de cette expédition. On est sains et saufs, nos pieds vont nécessiter encore deux trois jours de réparation. Le plus compliqué c’est pour Jamyl, ça fait 10 jours qu’il souffre et qu’il ne peut presque plus rien faire. Hier il a dû marcher pendant 2h30 pour aller jusqu’à la voiture mais il avait l’air en forme, tout le monde était très content de rentrer je crois. 

A très vite pour une prochaine aventure ! 

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