« Retourner dans le Makay me semble une évidence »

TEMOIGNAGE – Louis, jeune écovolontaire de 22 ans, s’est lancé dans l’aventure en rejoignant le Makay durant l’été 2016. Il nous raconte son périple :

Louis surplombant le Makay

Louis surplombant le Makay

> Peux tu te présenter rapidement?
Bien, je me présente : Je m’appelle Louis Chevillard, jeune étudiant venant d’intégrer – pour son plus grand plaisir ! – un master de Sciences évolutives sur Paris, à l’Université Pierre et Marie Curie. Bercé par le générique d’Indiana Jones depuis la tendre enfance, l’exploration de nouveaux terrains et les mystères animaliers qui peuvent s’y cacher m’ont toujours fasciné. A partir de là, entre recevoir la proposition de Naturevolution et partir avec eux à la découverte du Makay, l’hésitation fut très brève…

Sur un air d’Indiana Jones :

> Comment as tu découvert le Makay ?
J’étais donc inscrit sur la liste de diffusion de Timarcha, l’association naturaliste, qui nous envoie un jour un mail concernant les missions du Makay via Naturevolution : leur site internet attise beaucoup la curiosité, et le reportage réalisé sur cette région révèle un univers que l’on peut ranger dans les derniers « Lost Worlds ». Avoir l’opportunité d’y partir semblait valoir le coup.

Louis face a un plateau sec qui borde le Makay.

> Qu’est ce que tu as trouvé le plus difficile ? Ton pire souvenir?
L’encadrement et l’organisation sont si bien ficelés que je n’ai rien trouvé de difficile ou de désagréable durant le séjour. Ce qui m’en a fait bavé l’espace d’une bonne heure n’est dû qu’à mon imprudence : il existe une plante que l’on appelle « Takilt » ou Pois Mascate et qui produit de minuscule spicule de silice. Au contact de votre peau, imaginez l’inconfort du poil à gratter qui se transforme à Madagascar en une torture viscérale, le seul moyen efficace est de gratter avec du sable bien sec, et de prendre sur soi.

> Ton moment préféré du séjour?
Bien que saisi par la beauté des lieux et des bestioles qui s’y baladent timidement, mes meilleurs souvenirs de l’expédition sont des moments humains. Nous avions réellement une intimité avec l’équipe de guide et porteur le soir, et il ne me semble pas avoir connu quelque chose de plus saisissant qu’un partage de contes, légendes et danses autour du feu. Quand les fables de La Fontaine côtoient les histoires malgaches, et que l’électro occidentale fricote avec les danses traditionnelles.

Porteurs et Ecovolontaires réunis pour une belle photo

> Tes impressions sur les repas. Un aliment préféré ?
En tant que gros mangeur, mon avis peut sans doute compter sur la question. Nous n’avons jamais été en manque et la qualité était au rendez-vous. Les restaurants proposent un tas de plats succulents sur le chemin qui mène au massif, de la soupe chinoise aux lasagnes de zébu. Pendant l’exploration, tout dépend du cuisinier sur lequel vous tombez : le nôtre était particulièrement talentueux, et son canard miel-gingembre caramélisé m’a valu une petite larme à l’oeil. Une mention spéciale pour les brochettes de zébu cuisinée par Ernestine, dans la rue d’un village paumé dans la brousse.

> Un mot pour résumer ton aventure !
Pour utiliser un mot qui n’est pas parmi les « incroyables et fascinants », je dirais « conforme ». Il s’agissait de ma première aventure de terrain dans un milieu presque vierge d’investigation humaine, et le séjour correspond à tout ce qu’on peut en attendre : découvertes, nature sauvage, autochtones, vieilles routes pourries, 4X4 robustes, brousse, diarrhées, longues marches, insectes, plantes exubérantes, dormir au sol, campement en pleine jungle, etc…

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Exploration dans l’un des canyons du massif.

> De retour bientôt dans le Makay? Un autre pays ?
Y retourner semble presque une évidence : le travail naturaliste à fournir là-bas est encore si important ! Je n’ai pas d’autres pays en tête pour le moment, mais si l’occasion se présente de se rendre dans un autre trou perdu, ce sera avec joie !

Ce jeune étudiant nous a montré bien des talents dont un magnifique trait artistique :

Louis esquisse sous un forme dinosauresque nos trois guides : Raphael, Fredier et Gaston

Louis esquisse sous un forme dinosauresque nos trois guides : Raphael, Fredier et Gaston

Une fois l'oeuvre terminé ! Le résultat est super !! Bravo Louis !!!

Une fois l’oeuvre terminé ! Le résultat est super !! Bravo Louis !!!

Retrouvez d’autres chefs-d’oeuvres de cet artiste en herbe sur son blog : Cryptidophilia

Rappel : vous pouvez nous rejoindre dans le Makay en mode « trek engagé » ou participer en tant qu’éco-volontaire à nos projets de développement pour que les populations locales vivent mieux et en harmonie sur les bords de ce petit eden. Vos frais de participation sont entièrement dédiés à la protection du Makay et nous sont essentiels pour que nous puissions pérenniser nos actions.

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