Visite du Parc de Kirindy

Mercredi 10 février 2010

Le comiphora est aussi surnommé non sans humour "l'arbre à Vazaha" (les vazahas étant les blancs/touristes) parce son écorce devient rouge puis pèle!

Le comiphora est aussi surnommé non sans humour "l'arbre à Vazaha" (les vazahas étant les blancs/touristes) parce son écorce devient rouge puis pèle!

Ce mercredi matin aura encore été l’occasion de nous reposer et de faire sécher nos affaires malodorantes. Puis nous sommes allés manger au centre ville dans un petit restaurant typique où nous avons été servi à peu près 30 secondes après avoir commandé notre Thon au coco. Service express et excellent repas suivi d’un yaourt plus que désiré. Les produits laitiers sont avec les fruits, les aliments qui manquent le plus dans ce genre de voyage où la conservation est impossible. Autant dire que dès nous avons vu les yaourts, nous les avons engloutis.

La chaleur à Morondava est extrême en ce moment. Suite au passage de la tempête tropicale qui a généré des vents de plus de 120 km/h et des pluies torrentielles, toute la ville s’est remplie de sable et les rues d’eau. On croirait arriver après une inondation ou un tsunami. Cette sensation est aussi renforcée par le fait que la ville est quasi morte actuellement. Il n’y a pas de touristes. Ainsi les hôtels sont vides, les restaurants pour la plupart fermés. La rue ne vit pas. Et le soleil écrase tout et il n’y a pas de vent non plus. Nous avons probablement approché les 50°C aujourd’hui. En tout cas, le simple fait de battre des paupières nous fait suer au sens propre.

Un peu plus tard, nous avons embarqué dans un 4×4 en direction du parc de Kirindy. Pour y parvenir, il nous a fallu repasser par le tronçon défoncé de la RN5, puis enchaîner avec la piste qui remonte vers Belo sur Tsiribihina au nord, piste en mauvais état elle aussi durant la saison des pluies. Ce fut un parcours encore bien épuisant où la voiture ne faisait que monter sur une butte de latérite pour descendre dans une mare et ce, tous les 20 mètres. Une progression au ralenti donc et il nous a fallu 3h pour parcourir les 70 kms qui nous séparaient du parc. Sur le chemin, nous avons passé la fameuse Allée des Baobabs où nous nous arrêterons demain plus longuement.

Dès notre arrivée où nous avons été chaleureusement accueillis par des locaux bien habitués à accueillir des touristes. Les locaux sont grands, il y a de nombreuses cases au camp pour le restaurant, la cuisine, le logement de l’équipe, des bungalows et dortoirs pour les clients, … C’est très bien organisé. Et nous sommes, avec une anglaise de passage, les seuls touristes du moment.

A peine arrivé, nous sommes partis à la recherche de la faune nocturne du coin. Une petite ballade de nuit donc dans une forêt très dense mais heureusement quadrillée de petits sentiers qui permettent d’y entrer et de s’y promener facilement. Le parc de Kirindy est remarquable pour son incroyable densité de lémuriens. Il faut dire qu’on ne fait pas 5 mètres sans voir un microcèbe, un chirogale, un phaner ou encore un lepilemur, ces petits lémuriens nocturnes qui malgré leur petite taille sont facilement repérables à leur grands yeux brillants dans le faisceau des lampes frontales. Nous avons aussi pu voir un rat sauteur, deux espèces de caméléons (Oustaleti et Labordi) ainsi que quelques serpents, un bel oiseau qui dormait sur une branche et de nombreuses grenouilles. Bref une jolie ballade avant d’aller nous coucher.

Malheureusement la chaleur est restée impitoyable durant toute la nuit et il nous a été bien difficile de dormir.

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