L’interview du jour : Catherine Reeb

Catherine Reeb

1. Quelle est ta profession?
Je suis enseignante en biologie des organismes à l’université Pierre et Marie Curie et également chercheuse au Muséum d’Histoire Naturelle de Paris en systématique des bryophytes.

2. Comment t’es tu intéressé à ce domaine?
J’ai toujours eu une attirance pour la nature et je voulais comprendre comment elle fonctionne. Je me suis intéressée aux bryophytes parce qu’ils sont tout petits et peu de gens s’y intéressent. Il s’agit alors d’une chasse au trésor pour les trouver et on découvre leur beauté sous microscope.

3. Quelle est l’espèce que tu préfères?
Riccia qui est une hépatique àthalle pour sa belle forme et sa capacité de survivre dans des conditions extrêmes. Elles peuvent encore vivre après plusieurs années dans un herbier.

4. Que vas tu étudier dans le Makay?
Relever toutes les mousses et hépatiques afin de dresser un premier bilan de la flore du Makay.

5. Quels sont tes objectifs?
Trouver des espèces non décrites malgré l’état de dégradation de la forêt déjà avancé. Les mousses étant les premières à disparaître dans ces conditions, j’espère réussir à dresser un bel inventaire.

6. As tu une autre passion?
Oui, je m’occupe de la formation de jeunes à la pratique du naturalisme dans l’association Timarcha.

7. Une blague de scientifique?
Qu’est ce qui est rond, quand tu le vois tu fais « waouh » et que tu mets dans une boite jaune?
Un cnidaire surprise (méduse) !

Les botanistes au travail

4 réflexions au sujet de « L’interview du jour : Catherine Reeb »

  1. Ma Kat, quel plaisir de te suivre au bout du monde…sans bouger hélas de ma fac…Je découvre ton univers, je lis que tu « chantes » beaucoup en découvrant de nouvelles espèces d’hépatiques, bref, tu nages dans ton élément! Je suis fière d’être ta comparse dans d’autres aventures, moins exotiques certes, mais que de choses apprises auprès de toi! Reviens-nous vite, quand tu auras fait le plein de trésors, tu nous manques!
    Quel régal enfin de découvrir l’aventure Makay. En effet, on est transporté au bout du monde en compgnie de tous ces aventuriers de la biodiversité. Bravo à tous et chapeau bas!
    Cath Lenne (alias Kit).

  2. Merci, Emeric, pour l’explication, je préférais la blague racontée par Adeline, celle de la mante religieuse, plus accessible.
    Je vais lire le journal de bord de la journée d’hier, bonne route !

  3. Bonjour Catherine,tu as choisi d’étudier les bryophites parce que ce sont de petits végétaux auxquels peu de gens s’intéressent, c’est un point de vue tout en délicatesse. Tu sembles très concentrée sur la photo, j’espère que tu trouveras des specimens de Riccia au Mackay, ce que tu dis sur la faculté d’endurance de cette hépatique est extraordinaire !

    Quant à la plaisanterie sur les cnidaires, je n’ai pas compris pourquoi c’est drôle, je ne suis sans doute pas une scientifique assez avertie !
    Bonne cueillette
    anne

    • Pour la blague des cnidaires, j’avoue avoir eu besoin de la lire plusieurs fois : cnidaires surprises = les œufs en chocolat « Kinder suprise » !