Progression vers le «Point zéro»

3 décembre 2010

Malgré un départ de très bonne heure, le soleil tape déjà dur ! Après 30 minutes de marche dans un paysage de steppe, les équipes atteignent la forêt et commencent une progression lente vers le centre du «grand bloc» de la Forêt Sèche. Les coordonnées GPS déterminées d’un commun accord la veille sur la carte sont bien utiles ; difficile de s’orienter dans la masse végétale. Nos explorateurs taillent plein Ouest une voie d’accès unique et balisée afin de pouvoir accéder facilement au cœur du bloc.

A partir de ce «Point Central de la Forêt Sèche», les équipes se séparent en 4 groupes pour tracer des transects en étoile, de 100 m pour les herpétologues, de 700 à 1000 m pour les autres spécialisations.

Un transect est une distance en ligne droite qui servira de colonne vertébrale pour l’étude du milieu. Par exemple pour les herpétologues, cela consiste à parcourir de nuit un segment de 100 m en une heure et de noter toutes les espèces qu’ils rencontrent sur leur passage (reptiles et batraciens).

Tiana et Rita, Jean-Jacques et Thomas, Elodie et Justin, Anne et Feno partent donc chacun dans une direction différente pour se retrouver 1h30 plus tard au Point Central et recouper les infos relevées.

Anne et Feno posent 180 pièges pour les petits mammifères et parcourent les transects pour établir un relevé de lémuriens, reptiles et batraciens. Elodie et Justin relèvent la présence de quelques reptiles et batraciens, pour une étude de jour, ils sont plutôt satisfaits. Les entomologistes prélèvent de la litière à plusieurs endroits de la forêt sèche afin de l’étudier à l’aide de leurs filets installés au camp. Et Jean-Jacques parcoure la forêt de long en large pour étudier ses oiseaux.

Le soir venu, Rita, Tiana, Elodie, Justin Claude et Ndriaky repartent pour une observation nocturne dans la forêt sèche. Rita et Tiana terminent les premiers et informent les autres à la radio qu’ils regagnent le camp. Au milieu des lavakas, le seul accès possible au camp est étroit et n’est pas évident à situer, il faut franchir un petit col au milieu de falaises. Après une heure de recherche infructueuse, notre équipe décide d’attendre les autres… à 2 mètres d’un boa !!! Bien qu’il ait l’air de petite taille (1,10m), personne n’ose bouger, ni le toucher, encore moins le capturer pour le ramener à note spécialiste herpéto. Nos amis peu rassurés attendent 1 heure l’arrivée d’Elodie, tout comme la bête… Elle quitte la forêt séche avec Justin et ne tarde pas à les retrouver et les libère en capturant le serpent, l’un des plus gros qu’elle n’ait jamais eu.

La balade nocturne se poursuit en direction du campement… sauf que le fameux point GPS nommé «Le Pont» est inaccessible. Ils longent les abords du plateau d’un coté puis de l’autre, sans succès, à chaque fois, une falaise les sépare du fameux point. Perdus ! Du coté du camp, personne ne s’étonne de ne pas les voir revenir, habitué à leurs retours tardifs.

C’est dans ces moments qu’on voit l’expérience… Le petit groupe de naufragés décident de dormir sur place, à même le sol et sans duvet, pour repartir aux premières lueurs du jour. Sage décision vu la configuration du lieu (canyons et lavakas).

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