Une journée (presque) reposante

9 décembre 2010

Aujourd’hui, réveil tranquille et plutôt tardif… On se croirait presque en vacances ! D’autant plus que nous sommes en petit comité au camp aux palmiers, ambiance presque familiale. Mais il y a quand même du boulot.

L’hélico fait une rotation pour reprendre les personnes de l’équipe film et les acheminer sur le camp de base. Anne et Elodie ont passé la nuit dans un canyon pour travailler tranquillement, sans pression horaire. L’équipe grimpe restante démonte les installations sur le lac de Brutus et la main courante qui permet de monter la falaise pour atteindre le plateau. Certains commencent à nettoyer la partie du camp qui n’est plus utilisée. Ça sent le retour dans les pénates…
Pourtant, du côté camp de base, il y a encore quelques prospections à effectuer tant la zone est riche. Les scientifiques donnent un dernier coup de collier, ils ne pourront pas revenir avant un moment… Le nettoyage du camp de base est prévu le 13 décembre (espérons que ce sera mieux qu’un 13 novembre…). Le départ en 4×4 pour Tana est envisagé le 14 décembre depuis Tsivoky. Quand on voit la quantité d’eau tombée depuis notre arrivée, nous avons peut-être de quoi nous inquiéter…

«Je suis contente, parce que j’ai pu enregistrer le chant d’une grenouille Brookesia, celle qui fait tsi tsi… tsi tsi tsi…». En fin de matinée, Elodie revient de son transect nocturne avec Anne, le sourire jusqu’aux oreilles.

Anne, par contre, plus mitigée, semble n’avoir trouvé dans ses pièges que 4 individus (2 rats colonisateurs et 2 petits rongeurs endémiques) et se lance dans leur étude suivant toujours le même protocole.
Alors que chacun vaque à ses activités dans le camp : «Ouaouuuh ! J’ai une espèce inconnue dans le Makay !!!» L’enthousiasme passé, après toutes les vérifications possibles et néanmoins toujours aussi excitée, Anne nous confirme que le petit animal qu’elle a en main est un Eliurus (cf. news suivante).

Tanguy et Jean partent sur le site trouvé la veille dans le canyon jumeau de celui des Palmiers. Mathieu le caméraman les accompagne pour faire des images film (en 2D), les premières de Pachypanchax (et il n’est pas peu fier !). Les ichtyologues n’en reviennent pas d’avoir des images d’une telle qualité, d’autant plus dans leur milieu naturel, un élément qui va compter dans la suite de leur travail sur cette espèce.

En fin de journée, tout le monde est rentré et attend la pluie… qui ne vient pas. C’est qu’on a nos habitudes, maintenant !… Allons nous pouvoir manger deux fois de suite au sec, sur ce camp ?
Anne met les mains dans la farine pour nous faire des chapatis et des nans à la Vache Kiri. Viviane, qui a remplacé Olivia et Doné à la cuisine, a laissé l’un des 2 feux. Sous la bâche cuisine, certaines personnes de l’équipe prêtent main-forte pour préparer la pâte, mais c’est finalement sous une bonne pluie que notre parasitologue les cuira dans une simple assiette en métal. Merci, Anne, très bon !
La pluie durera jusqu’en fin de nuit, durant laquelle un arbre semble avoir eu assez d’un trop plein hydrique ; il est tombé à quelques mètres de la tente des porteurs ! Pas évident de regagner les bras de Morphée ensuite…

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