Au fil de l’eau

Descente de la rivière Makay en Alpackaraft, Madagascar

Atout majeur dans un terrain accidenté comme celui du Makay, l’Alpackaraft offre une alternative efficace pour progresser dans les fonds de canyons creusés par les petits cours d’eau.

S’aventurer dans les méandres du Makay peut parfois s’avérer complexe, voire même périlleux. Opter pour une progression au fil de l’eau est un choix judicieux car c’est parfois un bon moyen d’éviter de jouer aux montagnes russes pour passer d’un canyon à un autre. Des obstacles infranchissables à pieds peuvent être contournés avec ces embarcations ultra légères.

Vidés de son air, ce petit bateau se roule dans un sac et peut donc s’emporter partout car il ne pèse que 3 kg environ. Lorsqu’une rivière ou un lac se présente, il suffit de le gonfler et en quelques minutes, vous vous retrouvez avec un esquif logeable pour une personne et un gros sac. Muni de votre pagaie, vous pouvez alors vous laissez guider sur les multiples cours d’eau qui serpentent aux creux de ces canyons inextricables et découvrir ainsi de l’intérieur l’architecture incroyable de ce massif.

Peut-être aurez-vous la sensation de visiter les entrailles de la Terre…

Une aventure à laquelle quelques uns des membres des expéditions Makay Nature ont goûté.

Et vous?

Le site d’Alpackaraft a mis en ligne une gallerie photo illustrant leurs petits bateaux dans le Makay.

Ce n’est pas la fin mais ça en a le goût

Bernardin, porteur de l'équipe dans le massif du Makay, Madagascar

Malheureusement, pour la petite équipe regroupée deux nuit durant sur le camp 4, c’est déjà l’heure du retour au camp de base. A 7h du matin, tout le monde est sur le pied de guerre. Tous, sauf nos porteurs d’ordinaire conciliants et agréables, qui jouent ce matin à nous faire tourner en bourrique. L’objet? Le poids des sacs bien sûr. Ce genre de passage délicat est très habituel au moment de la distribution des sacs. Il y a ceux d’entre nous qui en ont l’habitude et ceux qui n’aiment pas du tout ça. Il y a ceux d’entre eux qui rigolent et ceux qui ne disent rien et qui se cachent… Entre autres entourloupes, je vous cite ceux qui tentent de partir le plus vite possible sans attendre que tous les sacs aient été distribués et équilibrés… Bref, c’est toujours l’occasion d’une petite hausse de ton et d’un recadrage qui peut aussi bien s’avérer efficace sur un groupe de dix porteurs comme nous avons là que totalement inutile sur un groupe de cent porteurs comme nous avions lors de l’expédition précédente. Bruno, nouveau dans ce genre d’exercice en perd son sang froid et démarre la journée comment dire… un tantinet sur les nerfs!

La descente est comme prévu plus rapide que la montée mais les corps sont fatigués et réclament une pause. Ça tombe bien, nous venons de rejoindre un affluent sur la droite après tout juste une petite heure de marche les pieds dans l’eau fraîche. Le groupe se sépare. Jessica part avec les porteurs rejoindre le camp, tandis que tous les autres restent là pour étudier un peu les environs de ce nouveau petit paradis. Imaginez un petit mur rougeâtre d’une dizaine de mètres de hauteur couvert de draperie de fougères, de mousses et de sphaignes toutes plus vertes les unes que les autres, le tout rendu luisant par le passage d’une cascade d’eau limpide qui rejoint au fond une vasque aux formes douces. Voilà pour le décor!
La réalité est moins romantique. Tout autour c’est le désert, comme s’il ne subsistait que cela d’un paradis autrefois immense. Tout est brulé. Plus un arbre. Rien qu’une herbe de plus en plus clairsemée et quelques iguanes vifs comme l’éclair, imperturbables malgré les raids de chasse à l’élastique menés par Nicolas.

Autant dire que tous nos amis chercheurs ont vite fait le tour de ce site. Et ceux qui auraient le plus à faire voient, à l’image de Jean attaqué par 6 guêpes en plein visage, leur journée leur passer sous le nez. Il est sacrément secoué. Le soleil de plomb assomment les autres. Restent Catherine et Christian qui trouvent ici dans ce minuscule terrain de jeu, tout leur bonheur. Bruno et moi en profitons pour tourner une séquence sur les fougères.

Dalle de gré, Makay, Madagascar

Vers midi, la procession reprend son chemin et rejoint avant l’orage le camp de base au bord du Mangoky.

Bruno et moi restons quelques heures de plus pour ajouter des plans esthétiques au documentaire. Des heures de mise en place pour quelques secondes de belles images. Puis l’idée farfelue de filmer une progression très aquatique dans l’étroit canyon en aval repéré avec Nicolas quelques jours plus tôt, émerge. Il s’agit de descendre avec nos sacs remplis de nos appareils photos et objectifs couteux dans l’eau et de réaliser quelques images d’action. La séance est agréable. A l’ombre des 40° extérieurs, nous sommes au frais dans l’eau. Mais le terrain sous nos pieds dans cette eau marron, est loin d’être stable. Concentré sur l’image, le sac sur la tête, de l’eau jusqu’au cou, j’avance encore et encore avec prudence, jusqu’au pas de trop. Soudain, il n’y a plus rien sous mes pieds. Incapable de soutenir mon sac tout en nageant, je coule littéralement et mon sac prend un bain. Quelques mouvements désespérés plus tard, je n’ai toujours pas pied mais je réussis tant bien que mal à faire tenir mon sac sur un des flancs du canyon, tout en battant des jambes le plus fort possible. Je ne vais pas tenir longtemps comme ça. Bruno arrive à ma rescousse mais plus petit que moi, perd pied également sans avoir pu toucher mon sac. Nous voilà bien ! Sortant de ce mauvais pas, nous décidons de rentrer au camp. Bien nous en prend car sur le chemin, la pluie fait son apparition. Une pluie d’abord bretonne puis tropicale. Ce que nous avions réussi à ne pas mouiller dans notre intrépide aventure aquatique, se retrouve trempé en quelques secondes. Nous avec! Nous croisons une famille qui remonte la rivière, pieds nus, presque sans habits, sans sacs. Que font-ils, où vont-ils, nous ne le saurons pas. L’homme tient dans sa main un morceau d’écorce dans lequel se consume quelques braises. Les gardent-ils pour son repas ou pour mettre le feu sur son passage, nous ne le saurons pas non plus. Impossible de communiquer malheureusement.

De retour au camp, l’ambiance est morose. Nicolas, les porteurs et les piroguiers qui nous ont déjà rejoint pour partir à l’aube demain matin décident de lancer un concours de bras de fer. Nicolas se surprend à battre 5 locaux de suite avant de se faire laminer par le Mike Tyson du coin. Les rires fusent. Les gros bras sont conviés. Je me retrouve contraint et forcé, face au vainqueur de Nicolas. Je n’ai jamais fait un bras de fer de ma vie et j’avoue ne pas en avoir envie mais poussé par l’ambiance, je gagne miraculeusement mon duel. A qui le tour? Gloups, il y en a bien un qui est plus costaud auquel je n’avais pas pensé. Je n’avais jamais pris conscience à quel point il est taillé le Max. Disons que dans un cas pareil, j’étais perdant d’avance. Ancien légionnaire, massif, expérimenté sans doute, il est mort de rire lorsqu’il s’assoie. Moi aussi du reste, je sais ce qui m’attend. Ni une ni deux, me voilà le bras retourné sur la table en plastique.

C’est l’heure du repas, le dernier sur ce camp, le dernier dans le Makay.

Bras de fer pendant l'expédition, Makay, Madagascar

La négociation

Premier vol au-dessus de Tsivoko en paramoteur lors de l'expédition Naturevolution dans le Makay à Madagascar

Vendredi 8 janvier 2010

Plusieurs actions en simultané ont eu lieu ce matin et tout est allé très vite.

Pendant que Julien, le pilote du paramoteur, préparait son engin pour le décollage afin de filmer les premières images aériennes du village (l’idée est de réussir à filmer la sortie du village par la colonie de porteur), au centre du village, régnait une activité bouillonnante.

Max, Fredo et Evrard ont poursuivi la négociation avec les porteurs. Igor s’est chargé du conditionnement des sacs et des membres de l’équipe ont prodigué quelques soins aux villageois.

La situation est reste bloquée avec les porteurs. Pourtant même le chef du village était intervenu pour calmer les prétentions des jeunes qui exigeaient des tarifs au-delà de ce qu’on peut décemment offrir! Puis à la surprise générale, quelques femmes se sont levées et sont venues à la table des négociations disant clairement qu’elles étaient prêtes à travailler pour la somme que nous proposions. Evrard et Max en ont profité pour dire que si les hommes refusaient de travailler pour le tarif proposé, nous ne prendrions que des femmes! La réaction de fierté ne s’est pas faite attendre : tous les hommes ont rejoint les rangs et ont acceptés les mêmes conditions!

Au total, nous avons embauché 37 porteurs, hommes et femmes pour cette journée de liaison vers notre premier campement. Ensuite, il a fallu ajuster au kilo près les charges de chacun d’eux afin de ne pas dépasser 20 kg par personne.

Le départ a finalement été donné vers midi mais à cause d’un petit cafouillage concernant le paramoteur restant à ranger et à faire porter par deux porteurs, le gros de la troupe a démarré sans Aymeric et Evrard, restés au village. Evrard avait donné les instructions au chef du village et au chef porteur et ne s’est donc pas inquiété de ne pas être devant. Pourtant assez vite à la radio, on a compris que le groupe s’était scindé et que quelques retardataires étaient déjà perdus. Puis le contact a été totalement perdu.

Le dernier groupe emmené par Evrard a quitté le village une bonne heure après les premiers et a pris à toute allure la direction de la rivière Menapanda afin de rattraper la troupe. Après 45 minutes de marche, ils ont rejoint la rivière et s’est arrêté immédiatement. Comment était-il possible de ne voir aucune trace sur les berges alors qu’ils étaient censés être passés à plus de 50 personnes? Aymeric et Evrard ont décidé alors de monter sur les deux collines avoisinantes afin de tenter de reprendre contact par radio avec l’équipe. Retour infructueux pour Evrard sur la colline rive droite tandis qu’Aymeric a réussi in extremis à capter Fredo sur la rive gauche. Il est donc resté au sommet afin de faire la liaison entre les deux groupes. L’ambiance au sein du peloton était très mauvaise apparemment et les porteurs étaient au bord de la rébellion. Il s’agissait donc pour Evrard de les retrouver au plus vite mais encore fallait-il savoir où ils se trouvaient. Au bout d’une demi heure de communication difficile, un nom a été prononcé à la radio. Un coup d’œil sur la carte et Evrard s’est aperçu qu’ils s’étaient complètement trompés de rivière et qu’ils étaient à plusieurs kilomètres au nord de la route normale. Un peu excédé et inquiet de ne pas arriver à la destination prévu le soir, Evrard a pris immédiatement son sac avec une radio et a quitté son petit groupe composé de Mathieu et Nicolas, les deux cadreurs, d’Aymeric et Igor, de Julien et de deux porteurs. Il espérait pouvoir couper facilement à travers bois mais c’était sans compter sur le relief très accidenté de la région et les forêts denses des environs. Finalement il a dû redescendre presque jusqu’au niveau du village pour remonter sur une colline puis une autre et ainsi de suite en plein caniard et sans précision sur la destination. Il a fini par perdre le contact avec Aymeric (qui s’est perdu d’ailleurs aussi en tentant de retrouver la rivière Menapanda) et heureusement par reprendre contact avec le groupe principal à la radio ce qui lui a confirmé qu’il s’en approchait. Cette radio était le seul moyen pour lui de se guider mais en même temps une grande source de stress car Tanguy lui annonçait sans cesse que les porteurs était sur le point de repartir au village et de réclamer de l’argent. Finalement Evrard a rejoint tout le monde après près de 2h de course de montagne par plus de 45°C et après avoir traversé des zones bien désagréables d’arbustes piquants. Il a surgi à quelques mètres du groupe dans le lit d’une rivière sèche complètement épuisé, déshydraté et brulé par quelques plantes urticantes. Fredo et Greg l’ont alors retrouvé et lui ont expliqué qu’il fallait qu’il se montre fort devant les porteurs. Une tâche bien difficile à se moment là!

Après une mini pause pour reprendre un peu de sucre et boire, Evrard a donc houspillé les porteurs et leur propension à n’en faire qu’à leur tête et à ne pas respecter les consignes. Il a refusé de leur augmenter leur salaire en leur disant que s’ils avaient pris le mauvais chemin, ils ne pouvaient s’en prendre qu’à eux-mêmes. Puis il leur a expliqué que la destination était encore loin et qu’il fallait reprendre la route rapidement. Enfin, il leur a demandé de le suivre, ce qu’ils firent sur les 3 kilomètres suivants. Mais rapidement, ils sont devenus à nouveau incontrôlables et ont choisi une nouvelle fois eux-mêmes l’itinéraire. De quoi mettre les nerfs d’Evrard et de Fredo à rude épreuve. Un peu comme des chevaux fous, il fallait sans cesse les calmer, leur hurler dessus afin qu’ils s’arrêtent. Evrard voulait rejoindre le groupetto mené par Igor à qui il avait donné rendez vous mais il lui a été impossible de diriger les porteurs qui prirent une toute autre direction. Il ne restait donc plus qu’à les suivre car leur itinéraire allait aussi les mener au campement mais en beaucoup plus longtemps que prévu, puis à redescendre la rivière pour retrouver Igor. En bref, il s’agissait juste d’accepter de faire un détour énorme et totalement inutile, et surtout d’accepter de laisser tomber momentanément le groupetto en comptant sur l’esprit d’initiative d’Igor.

Le gros de la troupe a donc franchi un joli col avant de redescendre sur la Menapanda mais les retardataires se sont à nouveau perdu, les porteurs ayant tracé leur route sans attendre. Le soir, juste avant la nuit, Evrard a choisi l’emplacement du campement à la confluence de deux rivières sur un terrain un peu surélevé. La pluie s’est mise à tomber pendant la paie des porteurs et tous ont pris la poudre d’escampette. Dès que cela fut fait, Evrard, Fredo et Greg sont repartis à la recherche du groupetto sous une pluie battante et des éclairs impressionnants résonnants entre les parois environnantes. Quelques kilomètres plus en aval, ils ont aperçu quelques frontales sur la berge et ont retrouvé les 5 compères trempés jusqu’à l’os blottis sous une couverture de survie. Ils étaient sur le point de passer une bien mauvaise nuit. Tous sont revenus au camp en pressant le pas car le niveau de la rivière est monté trés vite et la dernière traversée de la Menapanda s’est jouée à quelques minutes, le courant était déjà très fort.

Arrivé au camp, la majorité des gens était déjà couchée. Tout le monde était épuisé et trempé. Une grosse journée pleine de galère suivie d’une mauvaise nuit : cette expédition ne pouvait pas mieux commencer.

Dernière semaine avant le départ

Sur la route de Tamatave

Voilà un moment très redouté mais aussi très attendu. C’est une phase où l’on se voit enfin dans l’action après des mois de préparations mais c’est aussi une phase durant laquelle on ne touche plus terre et où la somme de choses à régler dépasse de plus en plus largement le nombre d’heures qui nous séparent de la deadline.
Il y a comme une sorte d’élévation qui fait que l’on ne fatigue jamais mais on sent bien aussi que ça ne peut pas durer éternellement.
Ici à Tana, nous prions pour que ça ne dure pas parce que la chaleur nous accable et parce qu’avec elle, les gaz d’échappement des moteurs mal réglés sont tout à fait insupportables.
Igor et Mathieu sillonnent la ville à la recherche de bricoles qui nous aideront à mieux nous organiser, notamment au niveau des vivres, ce qui n’est pas une mince affaire lorsqu’il s’agit de gérer 20 personnes et autant de porteurs.
Pendant ce temps, je sillonne moi aussi les rues de la ville mais en taxi cette fois pour sauter de rendez-vous en rendez-vous. Je passe d’institutions de recherche en ministères afin d’obtenir tous les feux verts au lancement de notre mission de recherche. Je réalise que tout le travail de prise de contact par email de ces derniers mois n’a pas eu grand intérêt parce que les chercheurs d’ici n’ont pas un accès facile à internet et donc ne communiquent tout simplement pas par ce biais. Depuis que je suis là, j’ai donc repris tout cela à zéro et je rappelle et rencontre tous les acteurs de la recherche et de la conservation de la nature. C’est extrêmement intéressant même si j’ai toujours un peu l’impression d’avoir un train de retard. L’expédition partant dans moins d’une semaine, vous imaginez bien que ce n’est pas facile de mobiliser des spécialistes. C’est un peu frustrant et plus les jours passent, moins j’ai de chance de réussir à compléter notre équipe.
Ceci dit, je crois que nous avons déjà de quoi faire.

Tana est une ville exceptionnelle. Outre le fait qu'elle présente un relief très marqué de sept collines abruptes qui forcent les taxis 4L à donner toutes leur puissance et à dégager le maximum de gaz d'échappement, c'est aussi une ville très verte, ce qui est appréciable. On y trouve même régulièrement des rizières au cœur de la ville et il faut parfois les franchir pour accéder à certains quartiers.

Voilà un moment redouté mais aussi très attendu. C’est une phase où l’on se voit enfin dans l’action après des mois de préparations mais c’est aussi une phase durant laquelle on ne touche plus terre et où la somme de choses à régler dépasse de plus en plus largement le nombre d’heures qui nous séparent de la deadline.
Il y a comme une sorte d’élévation qui fait que l’on ne fatigue jamais mais on sent bien aussi que ça ne peut pas durer éternellement.
Ici à Tana, nous prions pour que ça ne dure pas parce que la chaleur nous accable et parce qu’avec elle, les gaz d’échappement des moteurs mal réglés sont tout à fait insupportables.
Igor et Mathieu sillonnent la ville à la recherche de bricoles qui nous aideront à mieux nous organiser, notamment au niveau des vivres, ce qui n’est pas une mince affaire lorsqu’il s’agit de gérer 20 personnes et autant de porteurs.
Pendant ce temps, je sillonne moi aussi les rues de la ville mais en taxi cette fois pour sauter de rendez-vous en rendez-vous. Je passe d’institutions de recherche en ministères afin d’obtenir tous les feux verts au lancement de notre mission de recherche. Je réalise que tout le travail de prise de contact par email de ces derniers mois n’a pas eu grand intérêt parce que les chercheurs d’ici n’ont pas un accès facile à internet et donc ne communiquent tout simplement pas par ce biais. Depuis que je suis là, j’ai donc repris tout cela à zéro et je rappelle et rencontre tous les acteurs de la recherche et de la conservation de la nature. C’est extrêmement intéressant bien que j’ai toujours un peu l’impression d’avoir un train de retard. L’expédition partant dans moins d’une semaine, vous imaginez bien que ce n’est pas facile de mobiliser des spécialistes. C’est un peu frustrant et plus les jours passent, moins j’ai de chance de réussir à compléter notre équipe.
Ceci dit, je crois que nous avons déjà de quoi faire.